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L'aube



Au fond de la vallée Au pied d’une barkane isolée Soudain tout s’allume et prend feu Le soleil rayonne auréolé comme un dieu, Le sable s’illumine,Le désert devient océan Aux ondulations frangées d’écume et d’argent. Montagnes isolées, découronnées, Les monts basaltiques oxydés, S’enveloppent de rose, d’or et de soufre. La nature sort de la nudité de son corps divin Pour se draper dans son habit flamboyant de lumière. L’astre de vie, éclatant et superbe, Farouche et jaloux de sa puissance, Brulant les yeux, desséchant les plantes, Revêtant toute chose de sa livrée royale, Laisse tomber ses rayons en pluie de feu . Le vent soulève le sable, Le pousse et le monte en vagues d’écume A l’assaut de cette surface ondulée, Parsemée ça et là de cordons de dunes Qu’il a tressé en longues saignées. Les buissons épineux, hard ou toundoup, Sont portés par des ombres rasantes Qui s’allongent et se touchent. La roche affleure, érodée, rougissante, Les sommets se couvrent d’une gaze de brume.
La fumée du campement monte dans le ciel Comme dans l’atmosphère immobile des jours sans vent. La vie renait, La vie reprend…

Hard ou Toundoup : Graminacées des zones désertiquesBarkane : Dune isolée